05/08/2014

La journaliste qui ne maîtrisait pas son sujet

Les hasards de la navigation sur la toile m'ont amené à découvrir un article sur le site Madame Figaro, signé Ophélie Ostemann et intitulé "Les femmes resteront interdites sur Mont Athos".

 

De quoi s'agit-il ? Il existe une presqu'île grecque à laquelle on n'accède que par la mer et où des moines orthodoxes de différentes nationalités ont établi leur séjour. Le mont Athos est occupé par une vingtaine de monastères exclusivement masculins. Depuis près d'un millénaire, cette théocratie est interdite aux femmes et les moines n'ont pas l'intention de changer d'avis.

 

La journaliste termine son article par cette phrase malheureuse et tout à fait hors de propos : "Une présence qui restera frappée d'interdit tant que le célibat des prêtres ne sera pas remis en question…" Le site ne donnant pas la possibilité de réagir à l'article, je le fais par ce biais.

 

prêtre orthodoxe et sa famille

L'Eglise orthodoxe n'impose pas le célibat aux prêtres. Elle ordonne des hommes mariés depuis toujours ; des hommes qui assument aussi leur rôle de père de famille en plus de leur tâche pastorale. Non seulement le célibat n'est pas imposé aux prêtres orthodoxes, mais de plus, au Mont Athos, on trouve non pas des prêtres mais des moines. Si certains de ces moines sont prêtres, c'est loin d'être une généralité. Le célibat est l'un des engagements intrinsèques à leur condition monastique,  autrement dit, il est impossible d'être moine sans se vouer au célibat comme il est impossible d'être aviateur sans piloter un avion ou d'être coiffeur sans toucher à une chevelure. Par contre on peut être un prêtre orthodoxe et avoir femme et enfants.

 

Cette réflexion sur le célibat des prêtres qui concluait l'article n'avait pas donc de raison d'être et ceci à double titre.